12
Mars
BAROQUE PLURIEL

En partenariat avec le Musée de Bourgoin-Jallieu, dans le cadre de la programmation de l’exposition « Artistes Pluri’elles »

BAROQUE PLURIEL

À la rencontre des femmes compositrices depuis le Moyen-âge jusqu’à l’époque baroque.

 

Par les enseignants du conservatoire et leurs invités :

Laure-Carlyne CROUZET, clavecin

Laure-Carlyne Crouzet étudie le clavecin, la basse-continue et l’orgue à Valence avant d’intégrer le CNSMD de Lyon dans la classe de clavecin de Françoise Lengellé, où elle obtient en juin 2010 son prix mention TB à l’unanimité puis, en 2015, le Master 2 de Pédagogie en clavecin à la HEM de Genève.
Parallèlement, titulaire d’une licence de lettres modernes et d’un Master 2 de musicologie, d’un Diplôme d’Etat en formation musicale, elle enseigne le clavecin, la basse-chiffrée et la formation musicale du danseur au CRD Hector Berlioz CAPI à Bourgoin-Jallieu.
Elle co-fonde en 2015 l’ensemble baroque à géométrie variable Les Constellations, qui se produit régulièrement et crée de nouveaux programmes originaux en résidence chaque année. L’ensemble se produira notamment au festival international d’Urbino l’été prochain sur un programme autour des chevaliers de la Mouche à miel.
Intéressée par le rapport entre le corps, la voix et la rythmique (formée à Genève), elle anime des stages et accompagne des ensembles professionnels et amateurs, en France et à l’étranger.

Xavier JANOT, flûte à bec et traverso
Rémy PETIT, violoncelle
Maud SINDA, violon

Maud Sinda débute le violon très jeune influencée par la musique traditionnelle du sud de la France. Aimantée par la musique ancienne, elle se tourne très vite vers le violon baroque. Elle entre alors dans les classes d’Hélène Houzel puis Patrick Bismuth avec qui elle termine son DNSPM en 2020 au Pôle Supérieur de Paris-Boulogne (PSPBB).

 Musicienne polyvalente, Maud se consacre tant à la création de nouveaux programmes musicaux qu’à la gestion d’un festival de musique ancienne dans son village natal. Elle joue et enregistre régulièrement avec l’ensemble Les Epopées dirigé par Stéphane Fuget. Maud enseigne également le violon à l’Académie Philippe Jaroussky. Depuis septembre, elle continue de se perfectionner au CNSMD de Lyon en Master dans la classe d’Odile Edouard. Passionnée par l’organologie de son instrument, elle se plonge dans l’univers du consort de violons, de la renaissance italienne à la pratique en bande de violon dans la France du 17ème siècle, et en fait son sujet de mémoire.

 

Et le quatuor vocal :

Marie-Frédérique GIROD, soprano

Après avoir découvert le chant parallèlement à ses études en lettres modernes/renaissance, Marie-Frédérique Girod intègre le Conservatoire National Supérieur de Lyon en spécialité musique ancienne, d’où elle sort diplômée en 2014. Durant ces années d’études, elle développe une solide pratique d’ensemble. En 2012-2013, elle bénéficie du programme Erasmus, et part ainsi au Koninklijk Conservatorium de La Haye, où elle approfondit sa connaissance et sa pratique des pièces vocales du XVIIIe siècle auprès de Jill Feldman, Michael Chance, et Peter Kooij. Affectionnant particulièrement la pratique des répertoires anciens en un par voix ou en soliste, elle travaille en France et à l’étranger avec l’ensemble Correspondances (dir. S. Daucé), l’ensemble Pygmalion (dir. R. Pichon), Céladon (dir. P. Bundgen), la Capella Reial de Catalunya (dir. J. Savall), le Concerto soave (dir. J-M. Aymes), le Concert de l’Hostel-Dieu (dir. F-E. Comte), Les Nouveaux Caractères (dir. S. d’Hérin), Le Concert Lorrain (dir. A-C. Bucher) Vox Luminis (dir. L. Meunier). Sur scène, Marie-Frédérique a interprété le rôle du Cœur humain dans l’oratorio Il Cuor human all’incanto de Legrenzi, de Dafne dans l’opéra La Dafne de Gagliano en 2011 et 2014 sous la direction de J-M. Aymes, ainsi que divers rôles dans Don Quixote de Purcell en avril 2012, sous la direction d’E. Cordoliani et P. Ayrton à la Chapelle de la Trinité à Lyon. Elle participe également à de nombreuses productions de théâtre musical sur Lyon et sa région, avec l’Ensemble Boréades (Invitation à Carthage, Enée auteur de sa légende, Les Poules de la Bruyère), ou Y. Pignard (Il était une voix, il était une vigne au théâtre des Marronniers à Lyon).

Majdouline ZERARI, alto

Majdouline Zerari débute l’apprentissage du chant, à l’âge de 9 ans. Après le conservatoire national de Lyon, les cours de M. Honig, Y. Minton, T. Krause et D. Syrus, le CNIPAL de Marseille ; l’Académie Européenne du lied et de musique contemporaine d’Aix-en-Provence et le nouvel Opéra Studio de l’Opéra National de Lyon, elle est finaliste du XIIIème concours européen de chant à Mâcon en 2006. Elle est rapidement invitée à l’Académie Baroque Européenne d’Ambronay, à l’Opéra National de Bordeaux et l’Opéra de Lausanne, par Opéra Fuoco, au Bach Fest de Leipzig Konzerthaus de Vienne et à Shanghaï. On l’entend ensuite dans Berta/Le Barbier de Séville (Opéra de Vichy) ; La Mère, La Tasse Chinoise et la Libellule / L’Enfant et les sortilèges & Die dritte Zofe/Der Zwerg (Opéra National de Lyon). Invitée régulière du Festival d’Aix-en-Provence, elle y incarne La Bergère, La Chatte et l’Ecureuil / L’Enfant et les sortilèges, Eurite et Verita/Elena de Cavalli, Ljubica/Svadba d’Ana Sokolović (Opéra de Luxembourg), ainsi que 2nd Witch/Didon & Aeneas. Membre de l’Opéra de Rouen, elle se produit dans La Mère/Les Contes d’Hoffmann, La Mère & La Sorcière/Haensel und Gretel, Tisbé/La Cenerentola,… Ces dernières saisons, on a pu l’applaudir dans Mallika/Lakme (Opéras de Tours & Marseille) ; La Reine/La Princesse légère (Opéra de Lille et Opéra comique) ; Hermia/Le Songe d’une nuit d’été (dir. B. Pionnier) & Laura/Iolanta (Tours) ; Geneviève/Pelleas & Melisande & Porte 8 (Opéra comique) ; Curra/La Forza del destino (Opéra National de Paris) ; 2ème Dame/Die Zauberflöte (Opéra de Marseille)…

Benjamin INGRAO, ténor

Diplômé en 2013 du CNSMD de Lyon en Chant musique ancienne, Benjamin Ingrao est régulièrement appelé comme ténor soliste auprès de différents ensembles professionnels en France et à l’étranger. Intéressé par les projets historiquement informés autant que par les expériences sonores insolites, il voyage allégrement entre les esthétiques musicales, allant de la période médiévale jusqu’aux confins de la musique contemporaine. Souvent invité comme chef de chœur ou coach vocal, il est titulaire du CA depuis 2019 et partage son activité de chanteur avec l’enseignement au CRD Hector Berlioz CAPI.

Noé CHAPOLARD, baryton

Originaire de Paris, baryton et chef, Noé Chapolard se forme d’abord aux États Unis, puis au CNSMD de Lyon et à la Schola Cantorum de Bâle. Passionné de musique ancienne et du répertoire sacré pour chœur, il a débuté comme assistant chef à la Chapelle de l’Université de Princeton et à l’Orchestre des jeunes de New York, a été académicien du Chœur de l’Orchestre de Paris en chant, et des ensembles Aedes et Spirito en direction. Il a  récemment travaillé sous la baguette de chefs tels Stephan MacLeod, Raphaël Pichon, ou Jordi Savall, et chante entre autres avec les ensembles Musica Nova, La Capella Reial de Catalunya, Scandicus ou La Chapelle Rhénane. Par ailleurs, Noé dirige les chœurs amateurs Vocappella et De usu canendi à Lyon ainsi que l’orchestre symphonique du conservatoire du 9e arrondissement à Paris. 

 

 

 

Avec son De mulieribus claris (littéralement Des dames de renom), Boccace est le premier auteur à publier en 1374 une anthologie de biographies de femmes célèbres de l’Antiquité et des prémices du christianisme. Ce recueil, écrit à la fin de sa vie, ne fait pourtant pas vraiment l’éloge des femmes répertoriées et il faudra attendre les adjonctions des érudits italiens du XVIème siècle pour voir apparaître à la fois des figures féminines beaucoup plus contemporaines, mais aussi des femmes dont le modèle de comportement et de perfection morale ne se basent plus seulement sur les vertus au sens divin du terme, mais aussi sur leurs valeurs au sein d’une société humaine et donc par rapport à une perspective terrestre. Et c’est sans doute là tout le changement qu’apporte la Renaissance, d’abord en Italie puis en France : une véritable idéalisation de la femme dans la culture de cour et spécifiquement par leur présence active dans le domaine des lettres ou en peinture. Parfois élevées dans leur art au même rang que les hommes, elles doivent cependant faire leurs preuves pour accéder aux différentes institutions.

Ce concert a ainsi été pensé sous la forme d’un quadriptyque illustré de textes ou tableaux de femmes qui connurent de leur vivant une reconnaissance bien méritée. En effet, dans l’univers musical, tout ne semble malheureusement pas aussi aisé que dans les autres arts et si les femmes qui composent ce programme appartiennent aujourd’hui pleinement à notre patrimoine, il est important d’imaginer qu’elles ont dû pour la plupart faire preuve de beaucoup d’énergie, de ruses et de soutiens influents pour que leurs partitions nous parviennent. La raison en est assez simple, la femme est à peine considérée comme une cantatrice à la fin du XVIème siècle dans l’Italie à l’éducation pourtant humaniste, sans doute encore moins comme compositrice en dehors de cercles éclairés et il faudra attendre en France l’approbation de Louis XIV pour voir les premières chanteuses à la Chapelle de Versailles ou tenir des rôles sur scène.

Dans tous les cas, ces femmes compositrices depuis la Renaissance jusqu’à l’aboutissement du baroque ont toutes en commun d’être des personnalités fortes qui ont su mener, soit à travers l’adoration divine de leur sacerdoce, soit par des conditions sociales plus élevées ou encore le soutien d’un bienfaiteur, une existence artistique libre et souvent plus astucieuse à faire passer les émotions, les vérités et la passion que leurs homologues masculins.

 

Programme :

Songes :

  • O Virtus sapientiae – Hildegard von Bingen (1098-1179)
  • Prélude non mesuré en la – Elisabeth Jacquet de la Guerre (1665-1729)
  • Occhi io vissi di voi – Claudia Sessa (ca. 1570 – ca. 1617)
  • Le Sommeil tiré de la cantate Judith – Elisabeth Jacquet de la Guerre

 

Larmes :

  • Cor mio perché pur piangi – Vittoria Aleotti (ca. 1575 – ca. 1646)
  • Sonata prima (2 mouvements) – Isabelle Leonarda (1620-1704)
  • Io piango che’l mio pianto – Vittoria Aleotti
  • 1er mvt de la 1ère Sonate en ré min – Elisabeth Jacquet de la Guerre

 

Désirs :

  •   Aria de la 1ère Sonate en ré min – Elisabeth Jacquet de la Guerre
  • O notte, o cielo, o mar – Maddalena Casulana (ca. 1544 – ca.1590)
  • L’on se plaint, l’on soupire – Antonia Bembo (ca. 1643 – 1715)
  • Silentio nocivo – Barbara Strozzi (1619-1677)

 

Adoration :

  • Vibrate, vibrate – Suor Bianca Maria Meda (ca. 1660 – ca. 1732)
  • Maria, dolce Maria – Francesca Caccini (1587 – ca. 1645)
  • Magnificat – Isabella Leonarda (1620-1704)

 

 

Samedi 12 mars 2022 / 20h
Eglise Saint-Nazaire et Saint-Celse / Four
Tarifs : 8 € / 5 € / 0 € – réservation conseillée

 

 

Mesures sanitaires :

L’accès à cet événement est soumis au respect des gestes barrières et à la présentation (au format papier ou numérique) :

  • d’un passe vaccinal pour les personnes de plus de 16 ans ;
  • d’un passe sanitaire pour les personnes de 12 ans et 2 mois à 15 ans.

Peuvent déroger à l’obligation de présentation des documents du passe sanitaire ou vaccinal, les personnes pouvant présenter un certificat de rétablissement de plus de 11 jours et de moins de 6 mois.